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La loi des séries - Page 6

  • The Crown: les 60 nuances d'un règne

    the crown affiche.jpgL'affiche est en partie trompeuse : fourrure immaculée et tenues de soirée ne sont là que pour planter le décor. Voire même le decorum.
    Le sujet de The Crown*** est ailleurs : la série, lancée le 4 novembre par Netflix, sonde la vie d'Elizabeth née Windsor, épouse Mountbatten, pour y mesurer en quoi l'accession au trône l'a bouleversée à jamais.

    The Crown est donc l'histoire d'une transformation : celle d'une jeune femme discrète et réservée qui rêvait de vivre à la campagne avec son mari impulsif et drôle et leurs deux enfants, entourée de chiens et de chevaux, les deux maillons de sa grande passion. La série relate l'apprentissage un peu austère d'un métier souvent ingrat et d'une fonction où il importe avant tout de ne pas faire de vagues et de tenir sa place et son rang.

    Connaissant bien le sujet, Peter Morgan qui s'est déjà penché à plusieurs reprises sur l'histoire des monarques britanniques - notamment avec The Queen et Deux soeurs pour un roi -, mêle savamment faits historiques et privés pour révéler une personnalité. La jeune Elizabeth est une souveraine prête à tout sacrifier, ou presque, pour être à la hauteur des espoirs placés en elle. Au fil des épisodes, on apprend donc à déceler les 60 nuances du silence d'une reine, des silences intenses et pleins d'éloquence. Le jeu millimétré de Claire Foy permet de mesurer le chemin parcouru par une jeune femme qui a soudainement vu tous les regards converger vers elle.

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  • Le chaos s'accroît à Gotham City

    gotham 21.pngLa saison 1 de Gotham** a permis d'assister à la lente montée en puissance du Pingouin, alias Oswald Cobblepot (Robin Lord Taylor), à coups d'alliances et de coups montés. Une tactique qui a contribué à raviver la guerre des clans qui met les rues de Gotham à feu et à sang.
    Son affrontement avec Fish Mooney (Jada Pinkett Smith) était l'un des ingrédients les plus pimentés de cette première salve de 22 épisodes qui a pourtant connu quelques trous d'air.

    Dans la saison 2, proposée le samedi soir sur La Deux, on retrouve James (Jim) Gordon (Ben McKenzie) en situation toujours plus précaire au sein de la police, en raison du différend qui l'oppose au commissaire Loeb. Quant au jeune Bruce Wayne (David Mazouz), il est plus déterminé que jamais à découvrir les secrets de son père et à venger le décès de ses parents. Mais bientôt une réunion de "super vilains" se profile au départ de l'asile d'Arkham...

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  • John Adams: dans les pas des pères fondateurs des Etats-Unis

    john adams.jpgA l'heure où certains tentent de réécrire le roman national au pays de l'Oncle Sam, une série propose de revisiter les heures incertaines mais glorieuses de son installation sur le Nouveau Continent et de la création des Etats-Unis d'Amérique.
    Une période souvent évoquée et largement romancée qui mérite que l'on s'y intéresse de manière plus "objective" et historique.

    Cette approche est celle prônée par la mini-série John Adams**, portée notamment par Paul Giamatti (photo) et Laura Linney.
    Inspirée du roman de David McCullough, elle retrace l’histoire de la Révolution américaine et de la rédaction de la Constitution à travers le regard du deuxième président des Etats-Unis. Nettement moins connu que Washington ou Jefferson, John Adams est pourtant l'un des rédacteurs de la fameuse Déclaration d'Indépendance encore si souvent évoquée dans les grands débats politiques aujourd'hui. Réalisée par Tom Hooper, la mini-série, produite par HBO en 2008, est rediffusée en ce moment même sur Be TV.

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  • La main du mal: Ne jamais réveiller le démon qui sommeille

    la main du mal.jpgNe jamais sous-estimer son adversaire car l'arrogance est souvent mauvaise conseillère. A moins qu'il ne s'agisse d'une certaine forme d'aveuglement...*
    C'est en tout cas ce que va apprendre à ses dépens maître Thomas Schaffner (Grégory Fitoussi vu dans les séries Engrenages et Les homme de l'ombre) alors qu'il a accepté de défendre Luc Follet (JoeyStarr) un meurtrier présumé d'un genre particulier : extrêmement intelligent, l'homme est aussi froid que cruel. Par goût du défi, l'avocat accepte de tenter de faire acquitter celui que tout accuse.
    Mais alors que Follet pense que son avocat le comprend et l'estime, la révélation de ses sentiments réels provoque la colère de l'accusé. Thomas Schafffner aurait mieux fait de se méfier et de garder ses réserves pour lui car Follet n'est pas homme à accepter qu'on lui manque de "respect". Une erreur que l'avocat risque bien de payer au prix fort... Quelque 5,4 millions de curieux ont suivi la première partie de la mini-série La Main du mal** lundi, épilogue à découvrir lundi prochain sur TF1.

    * En ce lendemain d'élections présidentielles américaines, la leçon s'impose d'elle-même et nous offre une souveraine piqûre de rappel...

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  • Alain Brunard: "Avec e-Legal, j'ai une vraie liberté de mise en scène"

    eLegal 2.jpgDepuis le 12 septembre Alain Brunard est sur le pont, en mode combattant. Il dispose de 70 jours pour réaliser les 10 épisodes de la nouvelle série belge e-Legal qui explore les méandres de la Toile et les dessous de la lutte contre la cyber-criminalité à travers le quotidien d'un cabinet d'avocats spécialisés (cf. note précédente).

    "Sept jours pour réaliser un épisode d'une heure, ça veut dire que les journées sont longues et qu'on n'a pas vraiment l'occasion d'explorer les choses. Il faut être très clair, dès le début, dans le rapport que l'on avec les comédiens et avec l'équipe. Il faut qu'ils sentent où on va parce que très vite, cela peut partir dans tous les sens. Exemple dans une scène de procès où il faut gérer beaucoup d'intervenants, d'éléments de procès et de jeux de regards entre les comédiens...”  explique Alain Brunard (au centre sur la photo).

    Le réalisateur belge connaît bien les séries pour en avoir réalisé quelques-unes au gré des épisodes (RIS, police scientifique) ou dans leur intégralité (A tort ou à raison) sans oublier les fictions dont il était aussi le scénariste (Pasteur, l'homme qui a vu; Marie Curie, une femme sur le front).

    Alors que le tournage reprend ce lundi jusqu'au 23 décembre, le réalisateur nous parle du nouveau vent de créativité qui souffle sur les séries belges.

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  • e-Legal: un trio d'experts face à la Toile

    eLegal 1.jpgSous les rayons du soleil automnal une équipe de tournage s'active dans le parc du Cinquantenaire bruxellois.
    A droite, à l'arrière du musée de l'Armée, un important déploiement policier avec voitures sombres et combi siglés, tous gyrophares allumés. A gauche, face à l'entrée des musées royaux d'Art et d'Histoire, un attroupement de journalistes : micros et caméras braqués vers une avocate au sortir du "Palais de Justice". Cette fois, l'image est raccord avec le sujet du jour : le tournage de la nouvelle série belge e-Legal (ex-Les Pionniers) ancrée dans les coulisses de la justice afin d'y explorer les nouveaux contours de la cybercriminalité.

    Le premier rassemblement était donc une fausse piste : un tournage hollandais capitalisant sur les images post-attentats et les scénarios catastrophe. Rien à voir avec les sujets abordés par la série coproduite par la RTBF et To do Today Productions. Même si on sait que les périls informatiques peuvent prendre des formes très variées : cyber-harcèlement, hacking de données confidentielles, atteintes à la sécurité nationale, etc. Premiers indices avec les trois acteurs principaux: Olivia Harkay, Raphaëlle Bruneau et Adrien Letartre (de gauche à droite sur la photo).

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  • Norskov: peu de feu sous la glace

    norskov 4.jpgUn quartier éco-résidentiel, un nouveau lycée, des emplois : grâce à son vaste projet immobilier, la ville danoise de Norskov** se projette dans un avenir radieux. C’est du moins l’opinion de son maire, Martin Kierkegaard. Mais, soudain les nuages s’amoncellent : une nouvelle drogue menace de décimer la jeune génération. Se procurer de la drogue est en effet "devenu aussi simple que de commander une pizza", la police doit y mettre bon ordre si la ville ne veut pas perdre le financement de son projet urbanistique.

    Pour parvenir à endiguer ce fléau, la ville fait appel à un spécialiste des trafics de stupéfiants venu de Copenhague, Tom Noack (Thomas Levin vu dans Borgen), homme discret et sensible.
    Ancien de Norskov, il croise son ex-petite amie et ses anciens potes au fil de son enquête - à suivre le jeudi sur Arte -, mais ses découvertes pourraient bouleverser les habitants de la ville portuaire.

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  • Négociations et poker menteur dans les coulisses du 16

    de 16 - 1.jpgCharles Van Praet (Jan Hammenecker) surnommé "le bulldozer" est envoyé au cabinet du vice-Premier Steven Kennis (Michael De Cock, photo) pour y remettre bon ordre.
    Il faut dire que l’équipe de Kennis ne brille pas par son efficacité ou par son sens des priorités, ce qui inquiète sérieusement le parti qui voudrait le voir viser l'installation au 16 rue de la Loi.
    Le pouvoir ne se conquiert pas sur un coup de chance ou sur un coup de poker. Van Praet est donc chargé de mettre en place le nouveau plan de bataille.


    L'immersion au coeur de ce cabinet fictif mais tellement réaliste De 16** démarre ce mercredi à 20h30 sur Be TV, au rythme d'un épisode par semaine (six épisodes au total).

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  • En immersion discrète au 16 rue de la Loi

    De 16 Jan.jpgScénariste et professeur, Willem Wallyn a eu l’occasion de tester de nombreux styles de séries.
    "Script doctor" en Belgique et en France (sur des séries comme "Bevergem" ou Beau Séjour attendue prochainement sur Arte), il a l’habitude d’intervenir sur les scénarios d’autres auteurs. Un rôle périlleux qui consiste le plus souvent à faire des coupes sévères ou des corrections "dans les textes des autres". Peu de séries en Flandre ne sont pas passées entre ses mains.

    "C’est en tant que script doctor que Wouter Verschelden (ex-journaliste du Standaard, NdlR) est venu me voir avec l’idée de ‘De 16’ mais je ne pouvais pas travailler sur cette série car j’avais une vision personnelle de cette histoire. Je lui ai dit : la seule chose que je peux faire, c’est prendre ton idée et l’écrire moi-même. Et je veux écrire seul de peur que mon idée ne soit diluée." Il faut dire que Willem Wallyn, fils de Luc (SP) est tombé dans la politique belge quand il était tout petit…

    En résulte une vision sans façon au plus près des hommes et de leurs contradictions à découvrir dès ce soir à 20h30 sur Be1. De 16**, série produite par la VRT (Canvas), explore la vie dans les cabinets politiques qui, tous, rêvent d'entrer au 16 rue de La Loi.

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  • Black Mirror saison 3: noires prophéties

    black mirror 3.jpgPour sa 3e saison, Black Mirror***, la série d'anticipation de Charlie Brooker a hérité de davantage de moyens, l'occasion de développer six scénarios au lieu de trois et d'explorer de nouvelles tonalités. Pourtant l'obsession reste la même: voir en quoi les nouvelles technologies modifient nos psychismes et nos comportements sociaux.

    En changeant de diffuseur (Netflix plutôt que Channel 4), Charlie Brooker n'a pas perdu la main et sait toujours à merveille décrypter nos addictions et ces petites dérives qui nous entraînent vers demain. Un futur qui, contrairement à celui dépeint dans certains scénarios des deux premières saisons, semble de moins en moins lointain.

    Très réussie, Nosedive (Chute libre), sa première incursion dans notre futur proche imagine une société ou au lieu de «liker» les photos et commentaires de nos proches et amis, on en viendrait à voter les uns sur, et donc assez rapidement aussi, contre les autres (photo).

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