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GB - Page 2

  • Dans l'esprit brouillé de Marcella

    marcella.jpgLorsque la série démarre, on découvre Marcella Backland (Anna Friel) assise dans une baignoire. Elle est couverte d'ecchymoses et les murs portent des traces de sang. Une situation chaotique qui fait penser à la scène d'ouverture de Damages.

    Douze jours plus tôt, Marcella a violemment réagi à l'intention de son mari Jason (Nicholas Pinnock) de la quitter, elle et leurs deux enfants. Lorsque Marcella est contactée par ses anciens collègues pour un crime dont le mode opératoire rappelle une affaire de triple meurtre restée irrésolue onze ans plus tôt, elle décide de reprendre le travail et de tenter d'épingler l'homme qu'elle a toujours cru coupable sans pouvoir le prouver.

    Une intrigue à découvrir dès ce vendredi au Festival Série Series et sur la plateforme Netflix pour la suite (8 épisodes).

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  • Sherlock joue au voyageur du temps

    sherlock bride.jpgC'était le cadeau de nouvelle année de la BBC. Un épisode unique censé aider les fans à patienter jusqu'à la diffusion de la 4e saison, actuellement en cours de tournage, et attendue en 2017.

    Imaginer un épisode ramenant Sherlock*** en 1895 aurait pu constituer, pour certains, une sorte de crime de lèse-majesté, un blasphème, un fatal détour, voire une impardonnable erreur de parcours. Mais il n'en est rien. Avec le flegme et la classe qui le caractérisent, Benedict Cumberbatch s'en est tiré avec brio, tirant le meilleur parti du costume qui l'enserre et le ramène aux origines de l'univers imaginé par Sir Arthur Conan Doyle. Il faut dire que son profil longiligne, son port altier et son regard perçant sont pour beaucoup dans la fascination qu'il exerce sur les foules. Alors propulser cette silhouette au milieu des fiacres, des hauts de forme et des redingotes ne pouvait qu'ajouter à son aura.

    France 4 nous convie à ce retour à l'époque victorienne ce jeudi à 20h55.

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  • Accusé: des vies qui chavirent

    accusé saison 2.jpgS'intéressant aux mauvais réflexes, petits dérapages et rencontres fortuites qui peuvent mener un «honnête homme» (au sens large) sur de mauvais chemins, la série Accusé, produite par France 2 revient ce jeudi à 22h05 sur La Une.

    Lancée en 2010, son homologue britannique (Accused) a fait grand bruit au Royaume-Uni. Rien de surprenant à cela puisque, fidèle à une vieille habitude insulaire, Jimmy McGovern a profité de son intrigue pour brosser quelques portraits édifiants et travers sociaux bien ancrés parmi les sujets de sa Gracieuse majesté.

    La version française, qui en est inspirée, met davantage l'accent sur des profils individuels relativement classiques. Face à ces vies qui basculent et à ces destins chahutés, la société alentour ou son fonctionnement ne sont pas analysés ou pointés du doigt. Il faut dire que la version française n'adopte pas la vision très noire de la condition humaine dépeinte par McGovern. Sous les cieux de l'Hexagone, seuls demeurent les accidents de parcours et les erreurs de jeunesse ou de jugement. Le résultat oscille entre polar et drame psychologique.

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  • Molly, une jeune idéaliste s'en va-t-en guerre

    molly our girl.jpgDeux journées de présélection et ensuite 14 semaines d'entraînement payées 100 livres par semaine.
    Aux yeux de Molly Dawes (Lacey Turner), jeune Londonienne un brin paumée, cette proposition a tout du bon plan. Elle décide de s'engager dans l'armée sur un coup de tête, un peu par dépit amoureux aussi.

    La série Molly Our Girl**, déclinée en sept épisodes, suit sa période de recrutement et d'apprentissage avant de la suivre sur le théâtre des opérations en Afghanistan. Les notions de bravoure et de sacrifice sont, bien sûr, au centre de ce récit qui exhale les valeurs mises en avant à l'armée, mais s'intéresse aussi au ressenti et à la vie sentimentale des jeunes recrues.

    On pense forcément à de brillants précédents comme Generation Kill, Band of brothers ou Occupation, pour citer un exemple fort et britannique...
    Après un joli démarrage ce jeudi, la série se poursuit jeudi prochain sur Arte.

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  • Peaky Blinders saison 2: l'appel de Londres

    peaky blinders S2.jpgIl y a un an tout juste, le premier passage des bad boys de Birmingham avait durablement marqué les esprits.
    Look de dandys mais manières de malfrats, le mélange s'avérait détonant et terriblement séduisant.

    Deux années se sont écoulées depuis le départ précipité de Grace Burgess (Annabelle Wallis) à Londres. Les affaires du clan Shelby sont florissantes, mais leur désir d'expansion n'est pas apprécié par tout le monde et entraîne son lot de représailles.
    Comme toujours, le sujet divise les hommes et les femmes de la famille. Or la décision de Thomas (Cillian Murphy) de tenter de s'implanter à Londres ne va certainement pas arranger les affaires et risque même d'entraîner une certaine escalade entre gangs italien et juif de la City. Leurs patrons respectifs Sabini (Noah Taylor) et Solomons (Tom Hardy) étant des despotes furieusement sanguins. Pas sûr que les ennemis de longue date acceptent que le petit nouveau, un gitan de surcroît, entre dans le jeu ou tente d'en changer la donne…

    Quant au Major Chester Campbell (Sam Neill), il reste toujours aussi intraitable dans sa lutte contre le grand banditisme et est personnellement obsédé par l'arrestation du magnétique Thomas Shelby, chef des Peaky Blinders***.

    Les 6 épisodes de la saison 2 sont à découvrir dès ce jeudi à 20h55 sur Arte.

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  • House of Cards, saison 4: couple et politique, le duo maléfique

    house of cards S4.jpgVendredi 4 mars. Pour certains, il flotte comme un parfum de week-end (pluvieux) mais pour d'autres, le marathon ne fait que commencer.
    Cette course contre la montre concerne les élections américaines. Pas celles qui occupent Hillary Clinton et Donald Drumpf (sisi, c'est son vrai nom), mais celles qui obsèdent Frank Underwood, maître incontesté du jeu dans House of cards*** en pleine campagne pour sa "réélection".

    Ce jour est celui de la sortie (mondiale) de la saison 4 de ce thriller politique très attendu par les fans. A 9h précises, Netflix France a mis en ligne les 13 épisodes inédits ravissant, au passage, l'exclusivité à Canal+. Chez nous, la saison 4 sera disponible légalement dimanche dès 12h10 sur Be Séries et sur Be à la demande. Reste à savoir si les fans auront ce type de patience.

    Pour ceux qui se sont déjà lancés dans cette course folle ou qui sont sur le point de le faire, premier coup d'oeil sur un début de saison qui confirme tout le bien/mal que l'on pense du couple Underwood. Sentiments mêlés qui se vérifient aussi face à d'autres duos comme le démontre la mini-série britannique Le mari de la ministre** proposée jeudi prochain sur Arte.

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  • No Offence: attention, policiers rugueux

    no offence.jpgLes Britanniques ont le chic pour mettre nos nerfs et nos zygomatiques à rude épreuve. Paul Abbott le prouve encore avec No Offence**, création on ne peut plus originale qui dynamite les limites du bon goût et de la bienséance.
    Avec Hit & Miss ou Shameless, le scénariste-producteur nous avait habitués à faire peu de cas des convenances. Avec “No Offence”, il poursuit sur sa lancée en plongeant au cœur d’un commissariat où les inspecteurs ne manquent pas d’aspérités. Quant aux affaires traitées, elles n’épargnent personne... Mais les vrais stars de Manchester sont le trio d’inspectrices mises en scène avec un humour résolument trash. Vous voilà prévenus.

    Le commandant Vivienne Deering (Joanna Scanlan, à gauche sur la photo) est une matronne, le genre de femme face à laquelle on ne la ramène pas trop. Entre franc parler et caractère bien trempé, elle ménage pourtant une place de choix à l'écoute et à la discussion. Les hommes et les femmes de son commissariat savent qu'elle se battra pour eux quoi qu'il advienne. Si bien que lorsque démarre l'affaire Cathy Calvert, la disparition inquiétante d'une jeune trisomique, elle parvient à tous les mobiliser malgré les heures supplémentaires et les obstacles qui s'accumulent.

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  • Paul Abbott : "On me paie pour écouter mes voix intérieures"

    paul abbott 1.jpgMultiprimé aux Baftas (fameuses récompenses de la télévision britannique), le scénariste Paul Abbott ne fait pas mystère de sa bipolarité.
    Il a d'ailleurs fait de cette particularité une force au service de son écriture.
    Après son Shameless, braillarde tragicomédie familiale qui s'est exportée jusqu'aux Etats-Unis et son State of play, brillant thriller politique, il réinvestit la série policière avec No offence**, version détonante et "mal élevée" à découvrir ce lundi à 20h55 sur France 2.

    Un environnement populaire, bruyant et miteux, des personnages hors normes, un ton cru et imagé: Paul Abbott a longtemps été considéré comme LE scénariste des classes populaires jusqu’à ce qu’il adresse un pied de nez à ses détracteurs avec son thriller politique "State of play" se déroulant dans les hautes sphères londoniennes. Avec No Offence, il revient à ses premières amours, dans une version anarchique et grinçante, et réinvente encore le "cop show" - déjà abordé dans Crackers (1993) et Touching Evil (1997).
    Invité du dernier Festival de la fiction de La Rochelle, le scénariste lunaire a accepté d’y décrypter sa méthode de travail.

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  • River: une enquête de police au parfum de folie douce

    river 2.jpgEcrire une série à propos d'un policier endeuillé et fragilisé, il fallait oser mais la scénariste Abi Morgan n'a pas peur de grand chose et a déjà eu l'occasion de le prouver.
    Sa nouvelle création River*** produite par la BBC en octobre dernier et distribuée par Netflix, démontre une nouvelle fois sa parfaite appréhension des émotions humaines. Comme on a pu le constater la semaine dernière au Festival de Biarritz (Fipa).

    S'extirpant des limites du genre policier - l'enquête, les relations compliquées avec la hiérarchie, les tensions avec la presse, avec les avocats et les suspects -, Abi Morgan réussit à composer un tissu humain riche et attachant, une réflexion "full sentimental" mêlant humour noir, mélancolie et échos de l'ultra moderne solitude, en six épisodes seulement.

    John River n'est pas un flic au mental particulier de plus. Intuitif et brillant, il est profondément perturbé et ne vit pas cette particularité sans souffrance ni remise en question. La disparition brutale de sa coéquipière Stevie n'a fait qu'accroître son désarroi, aggravant sa béance intérieure et sa solitude. Car on ne parle pas ici de tocs folkloriques, de QI révolutionnaire ou d'équations mathématiques farfelues, non il s'agit vraiment d'un état psychologique tangent. Du genre de ceux que n'hésitent pas à mettre en lumière les adeptes du Scandinoir. Un style auquel l'acteur suédois Stellan Skarsgard renvoit forcément.

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  • Wolf Hall: l'Histoire sans fureur ni ébats

    wolf hall 5.jpgWolf Hall*** prend le contrepied des séries historiques qui ont fait florès ces dernières années: Rome, Les Tudor, Borgia, Versailles,... Toutes plus clinquantes et tapageuses, emplies de bruit et de fureur. Filmée à hauteur de personnage, à la manière du documentaire, pratiquement sans musique ni lumière additionnelle (si ce n'est celles, discrètes, montrées à l'écran), elle saisit un quotidien relativement simple, loin des fastes de la cour et des palais, et des données politico-religieuses, au contraire, très complexes dans cette Grande-Bretagne en pleine mutation.

    Faire «des films sur des gens ordinaires placés dans des situations extraordinaires» tel est le credo de Peter Kosminsky, documentariste de formation, car les conflits sont d'extraordinaires révélateurs de «ce genre de cheminement personnel». Cette préoccupation est constante dans sa filmographie, un travail au plus près du réel dont Arte a souvent été la partenaire au fil des années (cf. note précédente). Avec Wolf Hall, il insuffle la vie à une page d'Histoire anglaise, récit à découvrir ce jeudi dès 20h55.

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