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Les millions tant convoités de la Casa de papel: suite et fin ?

casa de papel masques.jpgLancée en décembre dernier sur Netflix pour 13 (premiers) épisodes, La Casa de Papel** revient pour un deuxième chapitre de 6 épisodes, ce vendredi dès 9 h. Un suspense savamment orchestré par Netflix, qui a gardé secret durant un peu plus de trois mois le dénouement de sa série la plus commentée de la fin 2017.

Dans cette mini-série, on suit un groupe de huit braqueurs professionnels placés sous la direction d’un mystérieux Professeur, le cerveau du casse du siècle : 2,4 milliards d’euros. Pour réunir cette somme, il leur a “suffi” de s’introduire au cœur du bâtiment clé de l’économie espagnole: la Maison royale de la monnaie, surnommée la Casa de Papel.

Sous couvert d’une prise d’otages, les braqueurs vont y imprimer leur “propre monnaie”: huit millions d’euros à l’heure. Le récit de ce compte à rebours doublé d’un huis clos tendu est retracé par Tokyo (Ursula Corbero, au centre de la photo), braqueuse de haut vol. La jeune femme a été recrutée comme ses sept partenaires par le Professeur (Alvaro Morte, photo ci-dessous) afin de faire partie de son équipe de pro où chacun remplit une tâche bien définie en fonction de sa spécialité...

mise à jour (18.04): Netflix vient d'annoncer que la série connaîtra une "saison 3" en 2019. Les fans, forcément, exultent...


Se révolter contre la finance internationale

casa de papel réunion.jpgAvec leurs masques façon "Anonymous", ces huit-là revendiquent un statut de Robin des bois, comme s’ils voulaient aider le peuple à prendre sa revanche sociale.
“Pour cela, il est fondamental que nous ayons l’opinion publique avec nous. Nous ne volons l’argent de personne”, rappelle le Professeur. Une opération assortie d’une haute exigence morale: “Pas une seule goutte de sang ne doit être versée.”  Sinon, ils passeront tous automatiquement du statut de "justiciers indignés" à celui de simples malfrats.

Tandis que la prise d’otages réveille son lot de tensions, au fil des flash-backs, on assiste à la lente mise en place de ce plan audacieux et à la cohésion de cette équipe disparate. Un peu comme dans la série Prison Break. Il a fallu cinq mois à l'équipe pour mettre au point le “parfait braquage”: celui qui leur permettra de ne plus jamais avoir à travailler pour des salaires de misère, “ni eux, ni leurs enfants”.

Casa de papel groupe.jpgAu passage, chacun détaille ses rêves de reconversion qui ressemblent à des pubs de citoyens lambda rêvant de gagner l’Euromillion. Un côté très humain et universel qui a certainement contribué à toucher le public international.

Et puis, il y a la fascination qu’exerce le Professeur, sorte de grand architecte pondéré semblant avoir toujours deux longueurs d’avance sur les policiers. Toute cette opération s’apparente à un gigantesque jeu d’échecs. À un jeu du chat et de la souris aussi entre le Professeur et l’inspectrice Raquel Murillo (Itziar Ituno) chargée d’obtenir la libération des otages.

Les erreurs sont toujours humaines

casa de papel duo.jpgCe plan parfaitement huilé va connaître quelques ratés en raison d’histoires d’amour naissantes ou finissantes qui viennent gripper cette belle mécanique. Ces relations pimentent et enrichissent humainement le récit du braquage tout en facilitant l’identification des plus jeunes. Car l’équipe compte un nombre élevé de jeunes têtes brûlées: Tokyo, Rio (photo), Nairobi et Denver. Sans oublier la relation Moscou-Denver qui offre un duo père-fils vraiment touchant…

Série plutôt cash et addictive, malgré quelques invraisemblances, La Casa de Papel se révèle diablement efficace avec son côté “Ocean’s Eleven”. Une fois le 1er épisode passé, cet engrenage de précision vous prend pour ne plus vous lâcher. Reste à voir si l'épilogue sera à la hauteur de l'attente.

Mieux vaut être à jour dans la partie 1 avant de regarder la bande-annonce qui suit...

nb: La Casa de papel est une mini-série espagnole en 15 épisodes réalisée par Álex Pina et diffusée entre le 2 mai et le 23 novembre 2017 sur la chaîne Antena 3 en Espagne. Si le nombre d'épisodes diffère entre la version originale et celle proposée par Netflix c'est parce que les épisodes originaux étaient formatés en 70 minutes alors que ceux proposés par Netflix oscillent entre 42 et 54 minutes. Mais l'intrigue, elle, n'a pas varié d'un iota.
Malgré son succès, 2,6 millions de fans en Espagne et un nombre impressionnant d'abonnés à travers le monde, la Casa de papel ne devrait pas connaître de suite...

Karin Tshidimba

Lien permanent Catégories : Europe, Nouveautés, Policier - Enquête, Psychologies - Moeurs 3 commentaires 3 commentaires

Commentaires

  • Cette série m'as donné des frissons à répétition !
    J'ai enttendu dire que la série a été à la base diffusée en 1 saison en Espagne puis récupérée par Netflix et découpée en deux saisons... Le découpage a cependant été maitrisé et cela donneà la série une tension insoutenable à la coupure entre-saisons !
    Enfin une bonne série policière récente et qui ne sort pas des studios américains !

  • C'est la première fois que ça m'arrive, j'ai suivi cette série de deux saisons en une fois (en VO).
    Elle est vraiment addictive, tellement on est tenu en haleine jusqu'à la fin.
    Le dénouement est à la hauteur de l'intrigue, mais n'appelle pas à une suite.

  • Quelques invraisemblances? C'est une blague? c'est rempli d'invraisemblances! J'ai regardé" les deux saisons, ok, c'est assez addictif mais c'est aussi totalement ridicule! Çà me fait penser aux films d'horreur où ils se séparent au lieu de rester groupé, ils n'ont pas un comportement logique et n'agissent pas de façon rationnelle.. et j'espère ne jamais être pris en otage en Espagne parce que avec l'inspectrice qui commence sa petit histoire d'amour (et coupe son gsm!) alors qu'elle est en charge de la plus grosse prise d'otages et qu'elle est dans le collimateur de la presse! Les forces d'intervention qui ne savent manifestement pas viser et qui sont disposés à des dizaines de mètres de l'endroit.. enfin bref, plein d'invraisemblances.. des cliffhangers pas naturels,etc..

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