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Par amour des séries... et de la magie du cinéma

20_53_07_171643217_img115.jpgL’amour des séries peut vous emmener très loin.
A vous jeter sur une nouvelle série comme un glouton insatiable ne s'arrêtant que lorsque le buffet est démonté (binge watching).
A dévorer tous les épisodes d'une série en maximum 24h chrono afin d'être «le premier à l'avoir finie» (binge racing).
Le fan agit alors comme si sa survie en dépendait et comme si sa vie sociale et son sommeil étaient devenus des données secondaires / dommages collatéraux / quantités négligeables (biffer les mentions inutiles). Certains vont même jusqu'à regarder les épisodes en accéléré pour s'arrêter uniquement sur les scènes de tension, d'émotion ou le grand final meurtrier (speed watching). Pas sûr qu'à ce niveau-la, on puisse encore parler d'amour…
Car le véritable amateur savoure le rendez-vous que lui fixent les personnages et créateurs de sa série, un moment suspendu qui rend sa vie plus intense grâce à quelques échanges autour d'une suite d'enjeux et d'un thème-clé.

Dans le cas de Marianne Levy, cette passion l’a d’abord poussée à créer un blog (I love TV so what?) dans lequel elle déclarait sa flamme à ses personnages de fiction préférés, en égrenant les multiples qualités de la série qui avaient emporté son cœur. Mais aujourd'hui, elle se cristallise dans un livre...


Magie du 7e art et principe d'irréalité


Quand Harry rencontre Sally.jpgDotée d'une imagination débordante, d'un sens de l'observation aiguisé et d'un don certain pour les formules qui claquent, la journaliste ne pouvait en rester là et s'est mise à imaginer les coulisses d'une série dans laquelle viendraient se glisser ses propres personnages.

Ainsi sont nés Rose Simon, comédienne débutante, émotive, peu sûre d'elle mais au fort potentiel; Lucie Adam jeune première aux dents longues; Vlad Shol producteur heureux de "JT", la «première série française à l'américaine» et Ben, auteur maudit dévoré par le stress de la page blanche. Parmi d'autres personnages tous savamment croqués.

Dans son roman «La malédiction de la zone de confort», qui dépiaute avec justesse nos névroses et dérives ordinaires, transparaît tout son amour et sa science des liens étroits établis entre séries et cinéma, surtout lorsque flotte alentour le doux parfum de la comédie romantique (photo: "Quand Harry rencontre Sally").

ally mcbeal.jpgCertains parleront d'un principe d'irréalité forcené mais il n'y a pas de mal à se faire du bien ou à rêver son existence, surtout par les temps qui courent. Une leçon qui n'a rien perdu de se pertinence depuis Ally McBeal (photo). 

Grâce à une écriture fluide et à un redoutable sens de la dramaturgie, Marianne Lévy nous entraîne de page en page à la poursuite de ses personnages tous en quête d'une once de bonheur. Les scènes se répondent et impriment à ce point notre rétine que chacun se fera aisément son petit cinéma mental. De là à dire que «La malédiction» ne demande qu'à prendre vie sur le petit écran, il n'y a qu'un pas, évidemment…

KT

Les séries ? Ce sont parfois les livres qui en parlent le mieux... «La malédiction de la zone de confort» est publiée aux Editions Pygmalion, 394 pp., 19,90 €

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